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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 14:33

                                           unnamed

 

Fraise et chocolat: l'intégrale

Aurélia Aurita 

 

 C'est un petit trésor que j'ai découvert en librairie cette semaine. Aurélie Aurita raconte en bande dessinée un peu de son histoire amoureuse avec Frédéric. Pour public averti, avec des scènes crues mais pas pornographiques pour autant.


 Aurélie Aurita reussit à raconter avec humour et avec amour, sans préjugés et de façon spontanée, la relation amoureuse-sexuelle. Cerise sur le gâteau (ou fraise sur chocolat?), c'est une fille qui dessine, ce qui casse une image, heureusement déjà en train d'évoluer, des femmes en tant qu'être uniquement liées à un amour romantique et détachées de l'amour charnel, réservé aux hommes.

 

J'ai l'edition 2014, l'intégrale des tomes 1 et 2, publiés en 2006 et 2007, enrichie d'un épilogue inédit de 36 pages.

 

C'est un très bon cadeau pour les amoureux qui ne savent pas quoi offrir au copain/copine.

 

 Lire un extrait

 

 

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 22:36

http://www.images-chapitre.com/ima0/original/025/1446025_3338644.jpg

Love my life

 

 

Ebine Yamaji

 

Je n'avais pas encore lu des mangas du style, et je viens de découvrir qu'il s'agit d'un genre appelé "Yuri", spécialisé dans l'homosexualité féminine. 


Il s'agit donc de l'histoire d'Ichiko, jeune étudiante qui veux devenir traductrice comme son père. Elle décide de lui raconter qu'elle a une relation amoureuse avec Eriko, étudiante en droit.

Il n'y a pas des grands bouleversements dans l'histoire, mais un ton de journal intime. Dans l'histoire on accompagne les réflexions d'Ichiko sur la nature de sa relation.

J'ai bien aimé le ton, subtil et féminin. Les questions sur l'amour et sur les relations amoureuses abordées dans l'histoire sont universelles: les moments de faiblesse d'un couple, de complicité, de questionnement sur la nature des sentiments éprouvés pour l'autre.


"Si Eri avait été un garçon... Je serais sûrement tombée amoureuse de lui."

"J'aimerais garder longtemps en moi la tristesse de cet éloignement. Éviter de m'accoutumer, quel que soit le nombre de jours qui passent. C'est vrai, sinon, si l'indifférence me gagne... Cela voudra dire pour moi... Que tu as cessé d'être mon amie."

"C'est à toi de changer d'attitude, crois-moi. Sinon tu dois la quitter."

"I love my life!"


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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 21:27

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La Maladie de la mort

Marguerite Duras

 

 

 

J’ai découvert ce livre dans le cadre du challenge « Les coups de cœur de la blogosphère ».

 

 

 

Ce livre a été publié en 1982. Un homme paye une femme inconnue pour qu’elle passe quelques nuits avec lui et se soumette à toutes ses envies. L’objectif de cet homme est de connaître cet être différent de lui. Il la touche, pleure contre elle, s’endort sur son corps, le découvre physiquement, apprends comment la toucher, mais il demeure incapable de l’aimer.

 

La femme reconnaît en lui « la maladie de la mort ». L’impossibilité d’aimer. Elle lui dit qu’elle avait reconnue en lui cette maladie dès le début.

 

L’homme pleure devant son incapacité de voir et d’aimer. La femme lui dit que ce n’est pas la peine de pleurer sur lui-même.

 

Le texte est énoncé au présent par une voix qui s’adresse à l’homme. Cette voix lui raconte ce que lui-même a découvert ou ressenti.

 

C’est un style d’écriture très agréable et rapide à lire, cependant, il faut faire attention à la finesse du texte. C’est un langage poétique, qui se prête à être interprété. C’est un texte à réfléchir et à savourer.

 

Il y a aussi beaucoup de sensualité dans les descriptions. La façon utilisée de décrire l’acte de l’amour est directe et poétique sans être vulgaire.

 

Dans quelques recherches que j’ai fait on disait que l’homme avait payé une prostitué, je ne crois pas que c’est le cas. Elle était une femme comme n’importe quelle autre, qu'il ne connaissait pas, qu’il a trouvé dans un endroit normal quelconque (« l’avoir trouvé partou à la fois, dans un hôtel, dans une rue, dans un train, dans un bar, dans un livre… »).

 

Un jour il lui pose la question :

« Vous lui demandez si elle est une prostituée. Elle fait signe que non.

Vous lui demandez pourquoi elle a accepté le contrat des nuits payées.

Elle répond d’une voix encore endormie, presque inaudible : Parce que dès que vous m’avez parlé j’ai vu que vous étiez atteint de la maladie de la mort. »

   

Il est incapable de ressentir l’amour , il ne l’a jamais connu.

  

« Les pleurs la réveillent. Elle vous regarde. Elle regarde la chambre. Et de nouveau elle vous regarde. Elle caresse votre main. Elle demande : Vous pleurez pourquoi ? Vous dites que c’est à elle de dire pourquoi vous pleurez, que c’est elle qui devrait savoir.

Elle répond tout bas, dans la douceur : Parce que vous n’aimez pas. Vous répondez que c’est ça.

Elle vous demande de le lui dire clairement. Vous lui dites : Je n’aime pas.

Elle dit : Jamais ? Vous dites : Jamais. »

 

Il la regardait sans pouvoir la voir :

 

« Vous lui dites : vous devez être très belle.

Elle dit : je suis là, regardez, je suis devant vous.

Vous dites : Je ne vois rien. »

 

Il craint cet être méconnu, il craint sa différence, son regard.

 

« Le regard.

Vous découvrez qu’elle vous regarde.

Vous criez. Elle se retourne vers le mur.

Elle dit : ça va être la fin, n’ayez pas peur. »

 

« Vous entrez dans la chambre. Elle dort. Vous ne comprenez pas. Elle dort, nue, à sa place dans le lit. Vous ne comprenez pas comment il est possible qu’elle ignore vos pleurs, qu’elle soit par elle-même protégée de vous, qu’elle ignore à ce point encombrer le monde tout entier. »

 

« Vous ne regardez plus. Vous ne regardez plus rien. Vous fermez les yeux pour vous retrouver dans votre différence, dans votre mort. 

Lorsque vous ouvrez les yeux, elle est là, toujours, elle est encore là. »

 

« Vous découvrez que c’est là, en elle, que se fomente la maladie de la mort, que c’est cette forme devant vous déployée qui décrète la maladie de la mort. »

 

« Vous voudriez voir tout d’une femme, cela autant que puisse se faire. Vous ne voyez que cela vous est impossible . »

 

Au bout de quelques nuits de approche, lorsqu’on a l’impression qu'il pourrait apprendre à aimer, c’est fini : elle disparaît.

 

« Ainsi cependant vous avez pu vivre cet amour de la seule façon qui puisse se faire pour vous, en le perdant avant qu’il soit advenu. »

 

 

 

Je ne connaissais pas ce récit. J’avais déjà vu des films basés sur l’œuvre de Marguerite Duras mais pas vraiment lu un de ses textes. Les challenges entre blogs on cet aspect de nous « proposer » des lectures que l’on ne mettrait pas forcement dans nos PAL prioritaires. J’ai apprécié le livre, c’est une belle découverte.

 

 

 

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 15:59

Fête des amoureux

 

Oui, oui... Le 12 juin c'est bien la fête des amoureux au Brésil. "Dia dos namorados" en portugais.

 

Après un "petit" moment de pause ce blog revient à l'activité.

 

"Pour nous découvrir, il faudra les yeux de l'amour. Nous ne serons perceptibles qu'à l'amour". (François Mauriac)

 

 

Amor é fogo que arde sem se ver;
É ferida que dói e não se sente;
É um contentamento descontente;
É dor que desatina sem doer.

É um não querer mais que bem querer;
É um andar solitário entre a gente;
É nunca contentar-se de contente;
É um cuidar que se ganha em se perder.

É querer estar preso por vontade
É servir a quem vence o vencedor,
É ter com quem nos mata lealdade.

Mas como causar pode seu favor
Nos corações humanos amizade;
Se tão contrário a si é o mesmo amor?

 

Luís de Camões

 

 maos-copie-1.JPG

 

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 08:56

 

 

    

Mathilde

 Jenny

 Alexis Coridun

 

Mathilde est une jeune parisienne de 25 ans qui veut devenir écrivain. Elle travaille comme caissière dans un supermarché jusqu’à ce qu’elle rencontre un écrivain connu. Cette rencontre va bouleverser sa vie.

 

 

J’ai trouvé mignon, on s’attache aux personnages, cette Mathilde, jeune femme qui veut concrétiser ses rêves, et pas seulement avoir un travail alimentaire, qui cherche sa voie.

 

 

C’est drôle et attachant.

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 21:33

 

Mon dicton du jour

Emma Chedid

 

 

Je rigolais toute seule en lisant ce livre. Drôle, avec  des dessins très sympas, cette BD donne vie aux dictons. Ces expressions que nous utilisons tous les jours gagnent vie avec des personnages très sympas (j’ai aimé le crapaud qui ne se remet pas du mariage d’Angelina Jolie).

 

 

Je conseille ce livre à ceux qui aiment la créativité et les jeux de mots. Il peut être utile aussi à des non francophones et à des profs de français langue étrangère. C’est une façon agréable de retenir des expressions si caractéristiques d’une langue.

 

 

Le livre est de bonne qualité, les feuilles sont épaisses et le livre en soi a beaucoup de pages : 239, vite lues et racontées aux autres.

 

 

 

Ici, le blog de l’auteur avec d’autres dictons illustrés qui ne sont pas dans le livre.

 

 

Je tiens à remercier Camille des Editions Michel Lafon pour l’envoi.

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 22:08

Kremlin.jpg

 

Le roman du Kremlin

Vladimir Fédorovski

Editions de la Loupe/ Le mémorial de Caen

 

Ce livre passe en revue l'histoire du Kremlin et de la Russie. En 342 pages (j'ai lu une édition en gros caractères) il n'est pas possible de s'approfondir sur un sujet aussi vaste, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un livre d'analyse historique. Plutôt romancé, nous parcourons l'histoire des tsars et allons jusqu'au début du XXIe siècle.

 

Il est donc intéressant pour qui désire se repérer dans l'histoire de Moscou, mais sans se prendre trop la tête. Il faudrait juste souligner que, si cet ouvrage est accessible, la lecture n'est pas aussi simple ni rapide.

 

Pour les amateurs d'histoire c'est l'occasion de se rafraîchir la mémoire et d'en connaître un peu plus.

 

À la fin, il y a une sorte de "guide" de Moscou, avec le nom des rues et des monuments avec explication de leur importance et quels évènements historiques sont liés à chaque endroit. Utile, donc, pour ceux qui désirent visiter la Russie et connaître un peu de son histoire.

 

Après le guide, il y a quelques recettes sympas et une chronologie qui va de 1019 à 2000 et qui nous permet une vue d'ensemble des principaux évènements historiques.

 

Avec ce livre je participe au challenge "Une année en Russie".

 

 

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 21:22

Con voz propiaCon voz propia: estudio y antologia comentada de la poesía escrita por   mujeres [1970-2005]

 

María Rosal

 

Espagne

 

  

 

C’est un livre qui m’a beaucoup plu. Fait pour des enseignants et des élèves désireux de connaître davantage les œuvres de femmes en poésie, des poétesses, il sert aussi bien à ceux qui désirent connaître un peu plus les œuvres et les poétesses de l’actualité. Il présente une anthologie de poèmes publiés en Espagne en fin du 20ème  e début du 21ème siècles ainsi que des analyses.

 

Ce livre est en espagnol, et sur la poésie des femmes en Espagne, mais il est étonnant comme la problématique est semblable pour plusieurs pays.

 

 

 

Quelques extraits de l’introduction :

  

 

« Si pretendemos formar lectores, si desde el aula queremos formar ciudadanos y ciudadanas críticoque puedan accedera la cultura hemos de tener mucho cuidado y preguntarnos acerca de lo que enseñamos. No sólo cómo lo enseñamos, naturalmente, sino por qué mostramos, leemos, analizamos la obra de unos autores y no de otros u otras. 

 

Hay una respuesta elemental y primaria a esta pregunta. El profesorado no puede estar continuamente indagando sobre lo que enseña. Hay además otra respuesta: para eso está el canon, es decir aquellas obras sobre las que parece que hemos puesto de acuerdo y que forman el corpus de autores y obras que deben transmitirse desde o desde los libros canonizados por los usos académicos, pedagógicos y didácticos.

 

Pero, ¿es el canon inmutable? En una sociedad en la que todo cambia, con frecuencia a velocidades supersónicas, ¿es que hay algo fijo o inamovible ? »

 

  

 

J’ai eu l’opportunité de découvrir des auteurs et des poésies que j’ai beaucoup appréciées.

 

J’en ai choisi quelques unes pour publier sur le blog.

 

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Hipótesis científica

 

Cristina Peri Rossi

 

Déjà sur le blog, ici.

 

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Chus Pato (extraits)

 

(Ourense, 1955)

 

"PORQUE NO ES SÓLO EL IDIOMA EL QUE ESTÁ AMENAZADO

SINO NUESTRA PROPIA CAPACIDAD LINGÜÍSTICA, sea cual sea el
idioma que hablemos

LA LENGUA ES PRODUCCIÓN, la lengua produce, produce COMUNICACIÓN
PRODUCE PENSAMIENTO, PRODUCE CAPACIDAD POÉTICA,
produce ganancia y beneficio, NOS PRODUCE como HUMANOS,
nos produce como FELICIDAD.

La lengua es PRODUCCIÓN, de ahí los intentos del CAPITAL por PRIVATIZAR
la lengua, por dejarnos SIN PALABRAS"

..................................................................................

 

  

Vamos a hacer limpieza general  (extraits)

Amalia Bautista

(Madrid, 1962) 

 

Vamos a hacer limpieza general
y vamos a tirar todas las cosas
que no nos sirven para nada, esas
cosas que ya no utilizamos, esas
otras que no hacen más que coger polvo,
las que evitamos encontrarnos porque
nos traen los recuerdos más amargos,
las que nos hacen daño, ocupan sitio
o no quisimos nunca tener cerca.


(...)
vamos a irnos nosotros, vida mía,
para empezar a acumular de nuevo.
O vamos a prenderle fuego a todo
y a quedarnos en paz, con esa imagen
de las brasas del mundo ante los ojos
y con el corazón deshabitado.

  

..............................................................................................

  

Historia de un amor (extraits)

Cristina Peri Rossi

  

"Para que yo pudiera amarte

los españoles tuvieron que conquistar América

y mis abuelos

huir de Génova en un barco de carga.

 

Para que yo pudiera amarte

Marx tuvo que escribir El Capital

y Neruda, la Oda a Leningrado."

 

(...)

 

"Para que yo pudiera amarte

las crisálidas se hicieron mariposas

y los generales tomaron el poder.

 

Para que yo pudiera amarte

tuve que huir en barco de la ciudad donde nací

y tú resistir a Franco.

 

Para que nos amáramos, al fin,

ocurrieron todas las cosas de este mundo

 

y desde que no nos amamos

sólo existe un gran desorden."

 

Commentaires de l'auteur sur le poème (aussi dans le livre):

 

 

"Para que se produzca el encontro amoroso, el flechazo pasional,miles y miles de acontecimientos anteriores- unos muy lejanos, otros inmediatos- han debido ocurriren la Historia de la Humanidad y en nuestra pequeña biografía personal.De ahí la maravilla, la sorpresa, la excepcionalidad de ese encuentro que pudo no ocurrir, si hubiéramos nacido un mes después, o en otro lugar, om algo hubiera faltado a esa citaque no sabemos si estaba escrita con antelación."

 

J'aimerais aussi rajouter à cet article un petit extrait sur le canon littéraire:

 

Mi canon: desde la diferencia

 

Uno de los mayores pecados que el canon ha cometido con nosotras ha sido el despojarnos de memoria histórica, olvidando sistemáticamente a las que nos precedieron. Así, cada mujer ha escrito ignorando lo que otras mujeres habían escrito anteriormente, con lo cual se facilita la permanencia del canon masculino porque cada escritora vuelve a ser proclamada como "la primera".

 

CASTRO, Juana. La poesía escrita por mujeres y el canon. III Encuentro de mujeres poetas, (1998:54).

 

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Pour ceux qui sont accros au challenges, comme moi, ce livre s’inscrit dans le challenge « Lire en VO ». 

LireEnVo.jpg

 

 

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 12:07

Le Baiser

Peinture: Le Baiser, Carolus Duran, 1868

 

La balada del bes

Juan Maragall (1860-1911)
Barcelona

Al temps de les rondalles,
al temps dels trobadors,
hi havia una donzella
d'ull blau i cabell ros.
Son pare la tenia
servada tant i tant,
que encara no sabia
lo que era amor d'amant.
Un trobadô una volta
s'hi acosta gentilment,
li dóna un bes als llavis
i fuig d'allí rabent.
Igual que una au ferida
la dolça allí ha restat,
la vista tota oberta
i el pit tot agitat.

Rodant pel món, un dia
tornava el trobador,
i encara la donzella
patia el mal d'amor:
-El bes aquell que em dáreu
encara em fa penar;
prô diu que al món tot passa,
potser ja em passará.-
Bo i fent-li cortesia
el trobador respon:
-Això és engany, donzella,
no passa tot al món.
Se desfaran els llavis
que us feren tant de mal,
prô el bes que ells us donaven,
el bes, és immortal;
ens desfarem nosaltres,
vindrà l'oblit, prô el bes
ni vós ni jo, donzella,
l'oblidarem mai més.-

El mal se li augmentava
quan el vegé partir,
i en va arribar molt mala,
però no en va morir.


La balada del beso

Traducción de Diego Navarro y Fernando Gutierrez

En tiempos de rondallas
y de los trovadores
había una doncella
rubía y de ojos azules.
La tenía su padre
guardada tanto y tanto,
que aún desconocía
lo que era amor de amante.
Un día un trovador
se le acercó gentil;
le dió un beso en los labios
y rápido se fué.
Igual que una ave herida,
la dulce allí quedóse,
con los ojos abiertos
y el pecho estremecido.

Rondando mundo, un día
el trovador volvió,
y la doncella aún
sufría mal de amor;
-El beso que me disteis
aún me hace sufrir;
dicen que todo pasa,
y tal vez pasará.
Con gran galantería
responde el trovador:
-Esto es falso doncella,
que no todo se pasa.
Se desharán los labios
que hicieron tanto daño,
mas el beso que os dieron,
el beso, es inmortal;
nos desharemos ambos,
vendrá el olvido; el beso,
ni vos, ni yo, doncella, lo olvidaremos nunca.

Aumentaba su daño
cuando le vió partir,
y se puso muy mala,
pero no se murió.

 

La traduction aide pour la compréhension, mais le poème en catalan, dans l'original, est sûrement beaucoup plus beau, pour les rimes et aussi pour le sens.

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 22:21

peche.jpgHipótesis científica (extraits)

Cristina Peri Rossi
Uruguay
“Otra vez Eros”


"Nada dice acerca del amor
la hipótesis biológica
de que se trata de una reacción química.

No tengo ningún inconveniente en admitir
que te aman mis jugos interiores
que tu ausencia me intoxica la sangre de negra bilis
que al contemplarte
sube la tasa de mi monóxido de carbono
y los linfocitos se reproducen alocadamente."


"Hipótesis científica
o cultura,
lo mismo da:
mis vísceras no distinguen,
aman, sin preguntarse qué es el amor."

.......................................................................................

J'ai découvert ce poème dans le livre "Con voz propia: antología comentada de la poesía escrita por mujeres", de María Rosal. Je suis encore en train de le lire et je me regale avec autant de beaux poèmes. C'est bien de découvrir d'autres auteurs, des femmes, et de pouvoir s'identifier à des sentiments si particuliers à qui les a écrits, mais qui sont, en même temps, universels. 
 
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